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LES MACHINES DE LÉGENDE

Chaque année, la Sunday Ride Classic ouvre ses portes à des machines qui méritent mieux qu'un musée. Elles méritent d'être vues, entendues, senties et pour certaines, remises en piste là où elles ont écrit l'histoire.
 

Pour l'édition 2026, la SRC rassemble des motos d'usine, des prototypes uniques et des pièces rarissimes pilotées par les plus grands noms du Grand Prix : Sarron, Saarinen, Sheene, Lawson, Schwantz.

Des noms qui résonnent encore.

Des 250 cc Works Yamaha des années 70 aux 500 deux-temps des années 90, en passant par la légendaire Elf X, chaque machine présente porte en elle un morceau d'histoire du sport moto.
 

Certaines rouleront sous vos yeux. Sur ce même Circuit Paul Ricard qui les a vues naître.

Ce n'est pas une exposition. C'est une résurrection.

ELF X

Unique au monde. La Elf X est bien plus qu'une moto de course — c'est une rupture totale avec les codes de l'époque.

Construite autour d'un moteur Yamaha 750, elle abandonne toute architecture conventionnelle : pas de cadre traditionnel, une structure portante intégrée, et des suspensions directement inspirées de la Formule 1.

À une époque où les motos de Grand Prix restaient ancrées dans des schémas classiques, la Elf X faisait figure d'ovni mécanique, admirée, scrutée, jamais vraiment égalée.
 

Née au Circuit Paul Ricard en 1977, elle revient en 2026 là où tout a commencé. C'est Thierry Espié qui aura l'honneur de la remettre en piste sous vos yeux.

Un moment d'histoire pure, à ne manquer sous aucun prétexte.

500 Yamaha ROC

Construite en France, redoutée partout. La ROC Yamaha 500 est née d'une décision historique de Yamaha en 1992 : confier ses moteurs YZR V4 d'usine à des constructeurs de châssis européens.

Serge Rosset et son équipe d'Annemasse relèvent le défi et conçoivent une machine d'exception, châssis aluminium, suspensions Öhlins, moteur V4 deux-temps de 155 chevaux. Une véritable arme de Grand Prix aux mains des pilotes privés.
 

Entre 1992 et 1997, une trentaine de ROC Yamaha ont été engagées en Championnat du Monde, permettant à toute une génération de pilotes de se frotter aux armadas d'usine.

Aucune électronique. Aucune aide. Du talent pur et une poignée de gaz.
 

À la SRC 2026, une ex-Yamaha France prendra le départ. Un missile deux-temps d'une époque héroïque, de retour sur le circuit qui l'a vu briller.

Yamaha 500 ROC

Yamaha YZR 500 OWL9

Quatre ans de travail. Quatre passionnés. Quatre machines impossibles.
 

Claude H et ses trois complices, deux Français, deux Italiens ont réalisé l'impensable : construire de A à Z, à l'identique, quatre répliques de la Yamaha YZR 500 OW19 de 2002, la toute dernière 500 deux-temps d'usine engagée par Yamaha en Grand Prix.

Moteurs coulés pièce par pièce, carburateurs tomographiés aux rayons X, échappements soudés en titane.
Aucun compromis, aucun raccourci.
 

Leur premier démarrage public a eu lieu à la SRC 2023, au Circuit Paul Ricard.

Cette année, elles reviennent !

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500 Honda NSR V2

22 exemplaires. Une arme de légende.
 

La Honda NSR 500 V2 est une rareté absolue : seulement 22 unités construites par HRC entre 1996 et 2001.

Moteur V2 à 100°, 135 chevaux, 103 kg à peine, et aucune électronique d'aide au pilotage. C'est sur cette machine que Sete Gibernau se révèle au monde, signant une 3ème place à son GP national d'Espagne avant de décrocher une pole position.
 

À la SRC 2026, cette NSR V2 d'usine Repsol sera en piste. Son V-twin deux-temps va rugir.

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Yamaha YZ635 1972

Yamaha engage ses Works Racers dans le championnat du monde de vitesse. Parmi elles, la YZ635, une 250 cc d'usine refroidie par eau, confiée à Barry Sheene et Rodney Gould. Une machine rarissime, produite en très petit nombre par le service compétition de l'usine.
 

Rodney Gould termine troisième du championnat, remportant les Grand Prix de Hollande et de Suède sur cette même YZ635. La moto sera ensuite confiée au Français Olivier Chevallier pour une course à Rungis fin 1972, où il termine deuxième derrière Renzo Pasolini.
 

Retrouvée au début des années 2000 et minutieusement restaurée par Jacky Germain, elle sera exposée à la SRC 2026 dans le box du Yamaha Historic Racing Team.

Une pièce d'usine unique, rescapée de plus de cinquante ans d'histoire.

KONIG 500

Ce n'est pas une, mais deux König 500 qui seront présentes à la Sunday Ride Classic 2026, et ces deux machines d'exception prendront également la piste
 

Pour ceux qui ne connaissent pas encore cette machine hors du commun : la König, c'est l'histoire folle d'un motoriste, František König, qui a eu l'audace de greffer un moteur de hors-bord marin sur un châssis de moto de Grand Prix. 
 

Un moteur 2 temps, refroidi par eau, rugissant comme aucune autre moto ne l'a jamais fait.

Un moteur de bateau au depart des grand prix 500 !

Rarissime, la König 500 est aujourd'hui l'une des motos les plus fascinantes de l'histoire du GP.

Ne les ratez pas !

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